En France il y a principalement 6 méthodes pratiquées, la provençale, la parisienne, la languedocienne, l'alsacienne, la givordine et la lyonnaise. Il existe aussi quelques méthodes qui ont survécu à la normalisation mais qui ne sont pas trés populaires.

Chaque méthodes de joutes à sa propre technique, son folklore, ses traditions ses règles et même sont langage. Elle met en oeuvre des matériels différents, n'existant pas dans d'autres méthodes ( le témoin, le bourron, le plastron, le pavois...). Le seul point commun à toutes les méthodes est que le jouteur, situé à l'arriere du bateau, doit envoyer son adversaire à l'eau d'un coup de lance, lorsque les bateaux se croisent.

Nous on parleras surtout des méthodes givordine et lyonnaise qui sont les même à la différences prés qui est le coté du croisement des bateaux.

Méthodes lyonnaise et givordinne

Comme je vous le disait seul le bord de croisement des bateaux distingue la joute lyonnaise de la joute givordine, la position du jouteur étant la même. En méthode lyonnaise les bateaux se croisent à gauche, en givordine à droite.

Le jouteur installé sur une plate-forme à ras de l'eau, fixée à l'arriere et à l'extérieur du bateau, le "tabagnon", se tient dans la position la plus raprochée du grand écart latéral gauche, jambe droite en arriere, pied droit "calé au taquet", jambe gauche en avant. Cette position se traduit par deux attitudes selon la position de la jambe gauche, l'une dite "jambe cassée" : la cuisse est en extention, le genou légèrement plié ; l'autre dite "jambe tendue" : la jambe est dans le prolongement de la cuisse ; cette derniere façon, plus esthétique, est beaucoup plus proche du grand écart. Cette position, caractéristique des joutes lyonnaise et givordine, est spectaculaire mais, nécessitant force et souplesse, exige un long entraînement.

La lance, la plus longue et la plus lourde de toutes les méthodes de joute, est tenue à deux mains. Dans la paume de la main droite, plaquée contre la cuisse droite et retenue par le "bourron", vient se placer l'extrémité de la lance, tandis que la main gauche, dont, quatre doigts sans le pouce sont passés dans dans la ganse du plastron, est en appui sur le genou gauche et soutient la lance.

Le jouteur porte un plastron au centre duquel l'adversaire doit "planter" le fer de sa lance au moment de l'assaut, "piquer dans le neuf". Malgré son nom le plastron n'est pas porté sur la poitrine mais sur l'avant de l'épaule et le bras gauche.

Le jouteur doit être en position de joute au croisement des bateaux, lance baissée et plastron bien présenté à son adversaire. Pendant tout le déroulement de la poussée, il ne devra avoir que les deux pieds en point d'appui. Si un genou, un mollet, une main ou le bourron viennent à toucher le tabagnon, il sera déclaré "mouillé pour avoir fait briquet"

Les jeux ce déroule par catégorie d'âge et de poids, en deux passent gagnantes. Le jouteur commettant une faute ou mis à l'eau par son adversaire est déclaré "mouillé".

Dans chacune des méthodes, givordine et lyonnaise, il y a deux sortent de tournois.

La joute en force, qui comme sont nom l'indique, consiste à être le plus fort et à faire tomber son adversaire à l'eau, tout en respectant la réglementation.

La joute dite en "belle passe", c'est-à-dire avec style et tradition, est une présentation de joute, mais le jugement, donc le nombre de points, tient compte de la présentation et de la tenue vestimentaire du jouteur, la qualité technique de la passe, de la position du corps, de l'abaissement et de la tenue de la lance. Ce type de joute respecte aussi la réglementation générale des joutes.